




Qui nous eût dit qu’on allait changer notre volier monocoque pour un catamarán aux Antilles??. Nous en avions parlé en riant et puis on a eu l’idée d’entrer en contact avec un Broker que si en deux moius le Zarpas n’était pas vendu, nous partions avec à St Domingue.
A notre grande surprise, en moins d’un mois nous étions en rélation avec un possible client Italien décidé à venir voir notre bateau à Saint Martin et s’assurer que les conditions étaient celles de l’annonce d’Internet.
Et c’est ainsi que Piero Guidetti est arrivé a nos vies, il vennait de prendre sa retraite, propriétaire d’une carrière de marbre qui aurait fait les délices de mère (le marbre, pas le propriétaire). Avec sa charmante épouse Paula, ils vinrent, virent et achetèrent. Ils voulaient le bateau pour le 10 avril… Nous avions l’interêt à vite trouver un catamaran!





C’est alors que le lendemain de leur départ nous vîmes au mouillage un catamarán sous pavillon espagnol, selon la coutume maritime nous sommes allés les saluer, et même si à la fin le seul espagnol était le bateau, la surprise a été incroyable: justement, le proprio voulait le vendre… En plus, c’était notre modèle préféré. Le prix de départ dépassait notre budget, mais comme il essayait de le vendre depuis pas mal de mois sans la moindre chance, nous avons negocié et nous sommes arrivés à un accord. Precisons quand même qu’un belge et une franco-suisse vendent leur Lagoon 470 à un franco-espagnol et une espagnole qui vont naviguer sous pavillon belge: C’est la pure verité!
Le mois de mars a été plus qu'ennuyeux: démarches, verifications de données, de l'état du nouveau bateau, etc... etc... Heureusement que nous avons rencontré quelques copains de navigation françaises qui avaient fait partie avec nous du Rally des Îles du Soleil quelques mois avant, nous fûmes connaisance aussi avec 2 voiliers espagnols, alors Viva la fiesta!!. Rafa et Barbara sur “Sigueme”, un couple de catalan et asturienne, et Cocua à bord de “Archibald”, navigateur experimenté, nous fit venir l'eau à la bouche en racontant ses aventures sur le Pacifique.

À partir du 5 avril, finies les plaisanteries, “Sigueme”part à Trinidad, Cocua commence à préparer sa traversée de retour vers l'Espagne, et nous prenons deux places à la Marina pour démenager les bateaux. Commençons pour vider notre monocoque, Zarpas n'était si petit que ça: Si vous saviez les heures et jours qu'il nous a falli pour le vider, le nettoyer dedans et dehors pour le laisser comme il faut!! Quatre jours plus tard on lui a donné à son nouveau propriétaire comme s'il était neuf. Installés sur le catamaran on remet ça: et je te nettoie, et je te range tout... Sans compter les pannes et amèliorations. Une dizaine de jours ainsi; heureusement que à chaqu'une de ses visites Cocua s'exclamait: -Mais tout est encore pire que hier! Quand pensez-vous partir?-.
Si jusqu'ici nous étions à l'aise, sur cette nouvelle embarcation ça va être “LA BOMBA”. Comme si nous avions déménagé un petit appart avec balcon pour un attique avec terrasse, vrai aussi que la piscine d'eau salée faisait partie des bagages. Fini l'agit, fini les cales pour casseroles, fini les douches à l'arrière, fini soulever les matelas pour trouver n'importe quel ustensile.




Bienvenu le confort!!!
Et au reste: Machine à laver, mouillages sans remous, des vrais répas à table en navigation (mieux que les biscuites et le fromage), et aussi la vitesse. Bienvenus soient les mt2, les invités mais surtout l'intimitée. Et pouvoir “parler” avec l'Autorité Suprême sans partager ça avec tout l'équipage.
Dès lors, comment sera naviguer au prè? Et au travers? On aimera le vent arrière? Je vous tendrai au courent mais avec cette super maison à voile je m'en fous du vent, il ne pourra pas me taquiner aussi facile que ça.
Oui, je sais, je n'ai pas le droit de me plaindre mais quand même! On a encore entre 25,000 et 30,000 milles pour arriver à la maison et, sincerement, si on peut reduir un peu les jours en mer tant mieux, on pourra en profiter à terre. Pas vrai?




