On a passé la saison des cyclones à Brisbane, trois mois dans une ville où je pourrais bien vivre, ici tout est facile et les gens sont aimables et souriants, une ville agréable mais au même temps vivant et cosmopolite.
Pour que vous aviez une idée à quel point sont gentils les australiens je vais vous raconter une anecdote, François était parti le mois de janvier à Vigo et moi je suis resté au bateau, et une matinée j’ai reçu la visite des douaniers qui sont venus pour me demander si tout allais bien, si j’arrivais a me débrouiller toute seule. “Si vous avez besoin de quoi que se soit, n’hésitez pas, appelez-nous”.

Mais maintenant il faut partir, on a 1.500 milles jusqu’à Darwin et on doit y être debout juillet pour rejoindre le Rallye de l’Indonésie (pas question de la naviguer de nôtre côté, il faut payer une caution du 30% de la valeur du bateau, ou bien ne pas s’arrêter que à Bali et rater tous les endroits les plus charmants).
La première chose qu’on doit faire c’est sortir Zarpas de l’eau pour son nettoyage intérieur et extérieur.


En couleur, la route à faire entre Brisbane et Darwin
Bundaberg
L’endroit qu’on a choisi c’est Bundaberg, 200 milles au nord de Brisbane, c’est un village peu attirant avec un mouillage au milieu de la mangrove infesté de moustiques et de no-nos, et nous un menu de rêve pour eux. Alors vous vous demanderez pour quoi on a décidé de venir ici. Simple, parce qu’il y a un chantier qui sort de catamaran de nôtre taille, le seul dans notre route qui compte un prix “discret”.
Le jour pour le carénage a été marqué à la convenance de la marée, quelques jours après nôtre arrivée, mais la veille il est arrivé un accident avec un bateau de nos mêmes caractéristiques ; le propriétaire du chantier panique et il nous conseille d’attendre qui soit libre un autre chariot qui s’adapte mieux. Et on perd la marée!
Alors, nous partons à Sidney quelques jours.
On n’a pas beaucoup d’anecdotes à raconter puis il s’agite d’un voyage assez prévisible: “Prenez votre avion jusqu’à la ville de destination où le métro vous déposera en plain centre, pas loin de votre hôtel”
Mais on avait un petit trajet à faire en train. C’était pendant les vacances de Pâque (fête aussi en l’Australie) et les australiens, que n’ont de l’âme latine que pour montrer leur passion pour les bar, avaient prévue de profiter des jours calmes de vacances pour faire de travaux sur la voie ferrée.
À un moment donné tous les passagers quittent le train pour finir le parcours dans l’autobus qui nous attendait
- Ça y est –mentalité latine- on perd l’avion.
Mais non, (de nouveau la courtoisie australienne) ils se sont occupés tout de suite des valises et nous avons été déposés à la gare o’clok pour ne pas rater notre avion. Et ici rien ne s’est pas passé.
Si bien l’Australie figure dans les cartes de navigation des portugaises et des espagnols depuis le XVI siècle, était considéré par tout les deux pays une terre inhabitable; par contre les inglihs ont trouvé que c’était un lieu idéal pour décongestionner leurs pénitenceries et en 1.788 mil âmes ont débarqué à Sydney pour fonder la nouvelle colonie britannique de “Nouvelle-Galles du Sur”
Sidney




Le coup de cœur que j’avais senti par ma chérie Brisbane ne s’est pas répété à Sydney, ici les rues –plus bruyantes et moins propres- cachent des locataires plus sérieux et pressés, même si elle a le charme des villes qui sont port de mer. Sa baie, reconnue comme une des plus belles de la planète mérite vraiment sa réputation, et son ancien quartier portuaire garde l’ambiance des quais même si dans les derniers ans ont été refaits pour accueillir de restaurants et d’appartements à haut standing.
C’est inévitable parler de son Opéra House, mais qu’est ce qui reste à dire? Sujet de discussion pendant des années par rapport à leur beauté, leurs longs quatorze ans de construction, et l’énorme quantité d’argent qu’il a fallu investir pour la finir, est devenue, sans doute, l’emblème de la ville et un des centres d’art de scène les plus actifs du monde. Elle nous offre une image différent depuis chaque angle, on dit que Utzon l’avait conçu en épluchant une orange, moi je ne peux pas le croire -trop banal- je préfère de la voir comme le battre des ailes d’un énorme oiseau blanc et brillant.
Les australiens et les néo-zélandaises font la course pour le “prix à la pire cuisine du monde”, et malgré leurs efforts c’est vraiment difficile savoir qui va le gagner. A part leurs barbecues de dimanche il ne reste presque que plonger dans le profond plaisir du burger. Mais nous avons trouvé UN restaurant où on pouvait bien manger, je dois reconnaître que la première fois nous sommes allés parce qui s’appelait “El Olivo” mais on n’a pas regretté, c’était tellement bonne leur cuisine!
Les “vacances” se sont fini, on se remet au boulot
On pose le bateau au chantier a 6 heures du matin, une heure tout à fait déraisonnable pour moi, c’est encore la faute de la marée… j’entends dire…
On a bien lavé “Zarpas” à l’eau pression, ensuite on a poncé et maintenant arrive le moment de donner l’anti fouling mais, mais, mais “ON” s’avait trompé sur la couleur, “ON” avait commandé green à la place de grey
- Si on fait revenir la bonne couleur nous allons perdre encore la bonne marée
- Quelles options avons nous?
- “Vert tropical” ou “fruits de la forêt”
- Snif snif, tu ne le trouves pas un tout petit peu rose?


On a donné aussi un peu de couleur aux toilettes
Déjà à l’eau nous quittons la Mer de la Tasmanie pour la Mer de Corail, son accueil n’est pas très bon, les navigations sont belles et on avance bien mais par contre les mouillages sont très très rouleurs, autant qu’on navigue plus à l’ancre que à la voile.
On essaie de ne s’arrêter qu’aux endroits protégés mais le courant et la houle ne sont jamais mis d’accord.
Magnetic Islad
Magnetic Islad (baptisée avec ce nom par le capitain Cook parce que sa boussole est devenue folle à ce point-ci et lui croyait qu’il y avait des magnétismes étranges qui la détournaient) va rester dans ma tête un des meilleurs souvenirs de l’Australie.
A midi nous sommes arrivés à un très bon mouillage face à une belle plage où on n’a pas eu le droit se baigner à cause de la “fragata portuguesa”, aussi petite que létal, qui se ballade dans le coin. Donc nous allons nous promener à terre car il y a une jolie randonée a faire jusqu’au fort -il ne s’agit pas d’un fort comme les nôtres, en pierre et avec quelques siècles d’histoire-, c’est en fait une vulgaire construction en béton gris depuis la quelle on a une vue privilègée de la baie et des petites plages qui entourent lîle ; jusqu’ici tout normal, mais la magie de cette ballade c’est de découvrir des koalas en pleine nature, accrochés à leurs branches d’eucalyptus, à moitié réveillés en train de manger. Ils nous regardent avec un peu de curiosité, tranquilles, rien à craindre, pour continuer ensuite avec leur repas.
Pour reussir dormir 20 heures par jour…, hélas! on n’a pas de temps à perdre avec les touristes!!!
Il y en avait même un baby qui faisait à peine 20cm., j’avais envie de l’arracher de là haut, l’embrasser et partir avec au bateau.
C’est tout ou presqu’on a fait pendant les dernières semaines, un peu de bateau, un peu à terre te un petit plus près de vous
Bisooous, Fran y Eva


