Les derniers jours sur la côte espagnole nous les passons aussi entre amis, Mari vole à Sevilla, elle embarque à Cadiz et nous allons de nouveau ujsqu’à l’Algarve en attendant que le bulletin météorologique nous accorde des conditions favorables pour pénétrer dans l’Océan direction Madeira. Dans une situation identique se trouve le Pintarolas, mais eux doivent remonter toute la côte portugaise de retour à la maison. Difficile ! que ça soit bien dans les deux sens, d’après mon intuition…
A peine commençons-nous naviguer que je sens une vague courte et insistante, peu de temps après des nuages chargés d’humidité gagnent du terrain sur notre soleil qui s’affaibli et disparaisse derrière un épais et couvert rideau. Le vent devient de plus en plus fort, d’intenses rafales s’abattent sur la mer qui nous engloutit. –Oh! ça ne me dit rien qui vaille pour une débutante comme moi..!- Je me dis.



J’etais au bord de la déshydratation mais la seule pensée d’ingurgiter quelque chose me faisait peur avant même que les nausées arrivent. Je tourne la tête afin d’apercevoir Alis, elle non plus ça n’allait pas. Alis était une petite bâtarde que nous avions adoptée quelques mois avant notre départ quand le Capitaine avait sentencé –Il n’existe pas de meilleure alarme sur un bateau qu’un chien-, dit-on avec Alis ce fut sans succès. La prauve, elle restait à mes pieds entortillée dans son panier et avec les yeux qui lui sortaient de la tête, cela faisait deux jours qu’elle ne mangeait pas, qu’elle ne buvait pas et qu’elle ne faisait ni pipi, ni caca, rien… comme moi d’ailleurs!. Je crois que nous deux souhaitions la même chose: que le bateau fasse naufrage, qu’il coule rapidement et en finir avec ce calvaire dès que possible.
Dans son cahier de bord le Capi avait écrit: 21-08-05, 450milles, je désire lever l’ancre espérant qu’Eva et Alis allient bien, ainsi elles pourront profiter de chaque traversées-.
Bien non, c’était SUPER!!
On arrive à Port Santo, Archipel de Madeira, en état lamentable, nous débarquons comme nous avons pu et nous avons rampé á grande peine sur cette graaaaaaaaande jetée qui, à notre avis, se balançait plus que le bateau!!! Je ne sais pas comme nous avons attaint la terre ferme; Ferme? –Cette jetée oscile aussi- j’ai chuchoté à ma petite compagne. Que nous aurions adoré courir et sortir de là en sifflant!, mais marcher n’était plus dans nos capacités donc, nous nous sommes assises par terre, le dos contre le mur où tous le navigateurs laissent leur empreinte, et avons fermé les yeux.


Porto Santo
40 km. Au nord-est de Madeira se trouve Porto Santo, l’ile de Colomb, connue pour sa fabuleuse plage de sable doré de 10km de long. En ce qui nous concerne, mieux que Funchal parce qu’il y a un nouveau port super bien abrité, moins sollicité pour les navigateurs en route pour les Canaries, et aussi de coins sympas pour aller faire la plongée. Ici on attend l’arrivée de Montse et Javier (deux copains, pas un couple de copains) avec qui on va partager la traversée jusqu’à Tenerife.
Vila Baleira est le village typique des iles tranquilles avec de coquets restaurants prévus pour les touristes, et c’est juste là où on va remplir nos estomacs après la plongée pour reprendre des forces pour notre prochaine excursion. Tenant compte que le relief de l’île est assez bas, exposé à tous les vents, c’est pourquoi les moulins font partie du paysage, les plus anciens sont en bois et certains maintiennent leur activité encore aujourd’hui.


Avec tout l’équipage réuni, on décide que ça ne nous ferait pas de mal une bonne marche à pied avant de partir; depuis le Pico do Castelo on voit les vallées encaissées et les îlots répartis tout au tour de l’île; il n’y a pas de route, nous prenons alors par un chemin de chèvres sauvages entre roches volcaniques et faible végétation. Nous apercevons beaucoup de lapins qui font les délices d’Alis qui galope comme une folle derrière eux –bien sûr sans aucune chance de réussir- elle met le museau dans les terriers et continue a suivre la trace tant qu’elle peut mais ce n’est pas seulement une question de taille de l’adversaire, c’est que la pauvre a des petites pattes, ce qui ne facilite pas la course.
Heureusement le ciel est nuageuse ça que mitige la terrible chaleur qui nous fait affaiblir de soif deux heures plus tard. Depuis un petit promontoire on découvre qu’on vient d’arriver à l’autre face de l’île, il y a un petit restaurant où on peut soulager notre soif; dommage ce n’était pas l’heure de manger, de toute façon une glace fait notre régal. Hummmm délicieux.
Islas Salvajes
On ne peut pas s’arrêter aux îles Sauvages que si on a demandé le permis d’y accéder avant, depuis Madeira, et même comme ça les conditions devaient être très favorables afin de pouvoir jeter l’ancre car il n’y a pas un seul abri et la houle est souvent violente.


Elles sont en plus de sauvages inhabitées (par des humains), il y a uniquement un couple de gardiens qui se loge dans une petite construction au pied du quai, si non, c’est un énorme sanctuaire ornithologique. Quand nous sommes arrivés ils nous attendaient, ils nous ont aidé débarquer de l’annexe, et un d’entre eux nous a guidé pour notre visite de l’île. Il y a des nids de fou dissimulés un peu partout et lui avait peur qu’on puisse marcher dessus. En tout cas sa compagnie a été très agréable et instructive, et quelle ne fut pas notre surprise en arrivant au sommet de se trouver devant toutes ces plantes pleines de tomates cerise. –Nous avons marre de manger ces tomates, on n’en peut plus, mais vous pouvez en prendre si vous le souhaitez-. Nous a dit le gardien très aimablement. Nous commençons alors à picorer quelques-uns, ils étaient si bons que la récolte était inévitable, nous remplissons le chapeau de François et même nos chemisettes. –Personne ne les a planté ici, on croit que les graines on été transportés par les oiseaux dans leur bec et dans leur plumage- continuait a nous expliquer le vigilant.
La traversée jusqu’à Tenerife fut très rapide et calme, on est arrivé avec l’aube et nous nous sommes dirigés directement au port de Santa Cruz, où le rallye au que nous allons participer depuis les Canaries et jusque l’Amazone, avait réservé de places pour les bateaux participants.



À peine arrivés, nous prenons une difficile décision, Alis (la petite chiene) rentrera à la maison avec Javier, en avion. Elle allait nous manquer mais elle était si malheureuse à bord !! C’est préférable qu’elle retrouve l’entourage qu’elle aime à la campagne (bien que à la fin elle a été adoptée par ma belle-mère, mais ça c’est une autre histoire).
A Tenerife on se sent toujours comme à la maison, principalement parce que là-bas y habite Manolo, un grand ami de François qui nous accueille chez lui avec toute son affection. Durant notre séjour sur l’île (qui va durer plus d’un mois), nous nous installons dans son appart, laissons un peu de côté la vie à bord et reprenons des forces. Nous profitons pour faire le carénage du bateau, mais comme il faut commencer à faire des économies, on le fera nous même. Deux jour plus tard Zarpas est prêt pour le remettre à l’eau, et nous partons pour Lanzarote en ferry avec la moto de Manolo pour découvrir la charmante île aux volcans.
Lanzarote
L’architecte César Manrique a réussi à être prophète dans sa terre, et il a rencontré –Il faut tout dire- des politiques cohérents prêts à préserver la valeur naturel de l’île devant le béton et le tourisme de masse. L’equilibre entre l’art, le progrès, et la nature a obtenu le meilleur des résultats quand l’Unesco l’ a déclaré comme Réserve de la Biosphère (1993). Aujourd’hui c’est la fierté de leurs habitants et l’admiration des visiteurs.


Depuis toujours ça m’intriguait ce système de culture de vignobles qui en plus de doter la Geria d’un paysage inégal, attribue à Lanzarote una Marque Propre reconnue internationalement. Et finalement j’ai obtenu ne explication compréhensible de la par d’un viticulteur: -On s’en sert du PICON (cendres volcaniques) pour couvrir la terre ça permet filtrer l’humidité pendant la nuit et la conserver un peu pendant la journée, ensuite nous construisons ces murs en pierre volcanique qui protègent les souches du vent qui souffle très fort en permanence dans cette zone; c’est comme ça que nous réussissons nous particulaires vins de raisins malvoisies-. Expliqué comme ça on dirait que c’est facile. Une petite assiette de «Sancocho» pour l’accompagner et SANTÉ!!!!!
Tenerife
Nous laissons le tourisme à Tenerife pour la visite de Cathy et avec elle nous la parcourons à grande peine, et je dis bien à grande peine parce que la pluie ne nous a pas lâché de toute la semaine! Pas croyable. En tout cas nous en avons profité d’un grand rayon de soleil pour monter au Teide, d’un grand nouage gris pour nous abriter chez Ikea, et le reste de jours entre un grain et celui d’après on a quand même bien balladé la touristique côte sud, le super beau village de Garachico et aussi l’exotique Jardin Botanique à Puerto de la Cruz (une passionnée des plantes comme Cathy ne pouvais pas le rater). Toutes les espèces dans ce Jardin-ci provenaient d’autre régions du monde, il a été creé sous l’ordre de Carlos III en 1788 pour pouvoir cultiver des espèces de fleurs tropicales sur le territoire espagnol, et c’est prouvé qu’elles se sont bien adaptées au bénigne climat canarien.





On ne veut pas quitter Tenerife sans assister à une «Velada» de box qu’organise Manolo dans le pavillon de la ville, et au cours du quel un de leurs lutteurs mets en jeu leur titre de Champion Mondial Poid moyen de Box; il y a aussi de combats Fullcontact et Kickboxing, l’ambiance est superbe, il ne pourrait pas rentrer une personne de plus. On s’est bien amusés, je vous conseille d’y aller si vous en avez l’occasion. Manolo est un crak!
Demain on lève l’ancre… Bisous


