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On y va

On y va

08 Julliet 2005 on part du Real Club Náutico de Vigo, à bord le Capitaine, la Moussaillone, moi même, et notre bon ami Jesús qui va nous accompagner pendant la première partie de cette aventure jusqu’à l’ Algarve portugais, et la petite Alis une “Can de palleiro” (batard en gallicien) que nous avons adoptée il y a quelques mois. A part ça une enorme illusion, quelques incertitudes et un grand défis: Faire le Tour Du Monde avec notre voilier “Zarpas” un dériveur intégral en alluminium, un Ovni 395 du chantier français Alubat.

Âu même temps et depuis le Liceo de Bouzas (aussi à Vigo) file le Sud, vers le Portugal le bateau “Pintarolas”, un Babaria 38 qui appartient à Miguel Barbas (le Barbu) et sa femme Chon, eux comptent sur 2 mois de vacances et ont décidé en profiter pour faire ensemble du “tourisme nautique” jusqu’à Cadiz où habite leur fils qui, avec ses copains Manolo et Victor, vont aussi se joindre à nous.

viana jesus40 tripu pintarolas

Un grand soleil et bonne temperature mais on a la houle pour cette première étape de navigation qui va nous emmener à Leixoes (Porto) où on passe la nuit attachés au ponton et on reussi à avoir un prix très raisonable l’équivalent de 0€, car le Club Nautique venait de faire faillite et il n’y avait personne pour nous faire payer. Notre bonne chance continue, le village est en fête et les rues  grouiller de kiosques et de gens qui profitent des chaudes nuits d’été.

ballena

Figueira da Foz

Le lendemain on lève l’ancre pour Figueira da Foz, presque sans vent et avec une prévision de 12 heures de mer à peu près, le Capitaine décide de nous montrer de quoi il est capable. La première activité c’est la pêche, le résultat pas top!!!!…1 maquerou toutes les 3 heures. La deuxième pourrait paraître facile: remonter le Spy pour (selon lui) faire honte à l’équipage du “Pintarolas” –On va leur montrer que c’est que naviguer- Sans comentaires, la conclusion est bonne, aucun blesssé et le bateau flotte encore, c’est déjà pas mal, cette nuit on fera la fête. Alis (la petite chienne) s’amuse aussi avec un copain qu’elle vient de se faire pendant la promenade du soir, -Sadam, comme le politique- nous explique son maître.

alis yoalix capi

Parque Natural Islas Berlingas

Un petit saut et on est aux îles Berlingas, un désertique parc naturel présidé par un fort transformé en auberge et entouré de magnifiques fonds sous marin à l’eau zaphir qui nous subjugue. On décide d’y rester quelques jours pour découvrir sa magnifique géographie de grotes qui communiquent entre elles et qui possèdent de petites plages à l’intérieur.

On continue cap Sud en faisant des escales dans plusieurs villages côtiers très charmants comme Sesimbra ou Sines; à Vila Nova das Mil Fontes on n’a pas réussis à rentrer, même pas à marée haute, pour nous ça allait; on avait monté la dérive et on trouvait des fonds à 2mt, mais ça ne sufisait pas pour le Babaria de nos amis. –Ce n’est pas une bonne idée Barbas, ton tiran d’eau ne te permetra pas de continuer et le vent nous pousse contre la côte- lui disait François à la VHF.

32 islas berlingas

Au Cap San Vicente on trouve un très fort vent d’ Ouest, une fois qu’on rentre dans le mouillage de Praia Baleeira nous laissons tomber l’ancre. –Il y a de bons fonds pour faire la chasse submarine, on aura de quoi se nourrir-, et on décide de rester quelques jours, finalement deux, pas plus, parce que l’insistente houle nous invite à reprendre la mer.

Algarve

Arrivé à l’Algarve on attend l’ouverture du pont de Lagos et on accède à la Marina, elle est moderne, belle et bien placée mais un peu cherè (45€/nuit), Bon on restera juste le temps de remplir la cave, faire quelque machine à laver et laisser débarquer tous nos equipiers, pour Jesús, Miguel , Victor et Manolo les vacances sont fini. Comme ils vont sembler vides les bateaux!. Mais pas pour longtemps: ce soir Chon reçoit à bord un couple d’amis pendant quelques jours.

Trois milles de rien pour arriver à Alvor, un endroit particulier qu’on avait la curiosité de connaître en bateau. Il s’agit d’un lagoon très joli et boueux qui se forme à l’embouchure de la rivière, il faut entrer à marée haute et faire très attention, et c’est ce qu’on fait.

faro San VicentePuete de la Marina Lagos
salida de Alvorbarco de pesca en Alvor

-Regarde, il y a un bateau qui s’est echoué- me dit mon Capitaine, -on dirait qu’il avait les yeux fermés-. Et c’était juste ça qui lui était arrivé, il attendait pouvoir s’en sortir avec la marée de ce soir-là, la grande pleine lune du mois.

Faro

Quelques jours plus tard on arrive à Faro avec quelque problème de profondeur, on va dîner à terre et voilà, encore un autre problème “profond”, à notre retour à bord on discute très euphoriques grâce au vin qu’on avait pris à table; on sort du chenal balisé et les annexes qui s’arrêtent net au milieu du bourbier. Chouette. –On ne peut téléphoner à personne?- Dit quelqu’un –Bien sûr! Tu peux appeler ta maman- Répond quelqu’un d’autre.
Il ne reste qu’à déscendre, avec la boue jusqu’aux fesses, et pousser nos véhicules jusqu’à ce qu’ils flottent.

Deux journées de persistante pluie nous bloque ici, le seul passe-temps c’est d’aller chercher des praires et les dévorer cuisinés “à la Marinera” recette gallicienne. C’est ça ou compter les avions qui nous survolent à ras toutes les dix minutes, je trouve que c’est mieux aller chercher de praires, pas vrai?

almejas en Farofaro marea baja

Río Guadiana

30 milles de distance et on sera à Ayamonte, mais une fois arrivés à la rivière Guadiana on décide de rester dans des eaux portugaises, on stoppe au rivage de Vila Real de Santo Antonio pour débarquer les équipiers de nos voisins et le lendemain nous remontons la rivière pendant 20 milles jusqu’à Alcoutim, un petit village qu’on ne peut pas rater. Première navigation fluviale pendant la quelle on regrette de ne pas prendre un bain, on a d’un coté le fort courrant contraire et d’ autre l’énorme population de méduses, alors personne n’a assez de courage.

À Chipiona on décide d’aller à la Marina, quelle mauvaise idée!!. On a mis plus d’une heure pour faire les papiers, 15.000 photocopies, signature d’un contrat pour être asocié pour un jour, on a même du passer une entrevue avec la responsable du Club pour nous expliquer les droit et les obligations… On est parti persuadés qui c’était une blague avec une caméra cachée.

23 alcoutim francadiz torre tavira

Cádiz

Cadix est tout proche et c’est pour ça qu’on envisage la petite traversée en sachant qu’on aura une mauvaise méthéo, du vent de Levant pas favorable, force 6. C’est un peu dur, on a carrément le vent de face et on se bat contre les vagues qui nous attaquent, moteur à fond. On s’est tellement fait secouer qu’en arrivant, Alis est partie en courant pour aller s’installer à bord du Pintarolas en se disant –Celui-ci est plus confortable, il ne bouge pas-. Et c’était vrai… au moins au ponton.

On est en ville, c’est un bon moment pour faire les magasins. Le Capitaine ne faisait pas attention, il a dit OUI, on file tout de suite avant qu’il eut le temps d’y réfléchir.

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Publié dans 2005 Espagne - Senegal
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