Les 1.200 milles qu’on doit parcourir pour traverser le Golf de Bengale et arriver à la côte sud du Sri Lanka on va les faire, de façon exceptionnel, avec de l’équipage.
Victor et Santi arrivent à Chalog Bay la veille de Noël, on fait la fête dans une plage de la côté West de l’île de Pukhet et le 26 décembre nous zarpamos vers les Similan où nous restons deux jours en train de chercher sans aucun succès son habitant le plus connue, le requin baleine.
La traversée se passe très bien, on avance vite, on pêche 9 thons, 2 espadons, et 2 carangues que nous laissons partir, en plus nous avons comme cadeau de nouvel an une grosse pleine lune qui remplisse la nuit.


Pas mauvaise idée avoir de l’équipage, les quarts de nuit se réduisent de 6 heures à 3, j’ai quelqu’un sur qui commander, je gagne aux cartes, et pour finir ils m’appellent
“Ma Capitaine”. Ils sont mignons, ils ont tout de suite compris qui fait à manger!
Le Capi est aussi content jusqu’au moment qui entend quelqu’un dire cordes à la place de bouts, ou sol au lieu de fond «les cordes sont pour attacher les vaches, mon ami».
Sri Lanka
Le Sri Lanka vient de sortir d’une longue guerre et l’entrée c’est fort surveillé, on doit faire l’entrée dans un port militaire où ils peuvent accueillir sans problème des cargos ou des pêcheurs, mais pour les plaisanciers n’est pas top, selon eux c’est la faute du tsunami 2004. Moi je m’en doute…
Les services de douanes, immigration et santé publique montent à bord, dans presque tous les pays c’est le capitaine qui doit aller dans leur bureau, mais dans les pays plus pauvres ils adorent de venir tout regarder, tout fouiller, prendre de photos et même demander de cadeaux. Dans cette occasion ils amènent un questionnaire très rigolo. Comment ça c’est fait que nous sommes arrivés jusqu’ici sans jamais en avoir répondu un pareil?:
- Est-ce qu’il a eu de morts pendant la traversée?
- Est-ce que vous avez des équipiers ou des passagers infectés par la peste?
- Est-ce qu’il y a eu plus de morts entre les rats à bord que d’habitude?
Ejem ejem.
Galle

Galle c’est une ville attirante où les vaches se promènent sans direction fixe entre de poubelles, de tuc-tuc et de klaxons, résignées au permanent risque de se faire écrasées.
Depuis le Fort qu’a été construit par les portugaises dans le XVI siècle, la vue de la baie qu’abrite le port c’est magnifique et les bains de lumière rosée du couché de soleil distillent un romantisme presque ridicule. C’est très agréable de marché dans l’ancien quartier entre des constructions coloniales, des églises de trois confessions différentes et des marchands qui nous offrent de pierres précieuses arrivées des mines dans les collines du Sud.


Nous voulons faire un tour de l’île tous les quatre avant de nous dire au revoir, on va connaître tous les moyens de transport publique: le train c’est le plus sur et plaisant, on saute dans nos banquettes comme des pop-corn mais le paysage de campagne c’est prenant et relâchant.
El templo de Dambula
Polonnaruwa, patrimoine de l’UNESCO
El temple de Dambula, creusé dans la roche d’ une montagne
Une ivresse de bouddhas se multiplie et déplie au tour de nous et nous font sentir du mal au cœur.
D’un côté on a l’arbre sous lequel Bouda “s’était illuminé”, un peu plus loin le temple que garde leur clavicule droite, plus au nord un autre que conserve un de leurs dents, à l’intérieur la montagne où il a laissé l’empreinte de son pied droit, etc etc etc. On aurait eu assez de temples à visiter pendant quelques semaines mais tout de suite on a compris que leur système a été idée pour vider leurs poches aux touristes:
En arrivant il faut passer tout droit à la caisse «des occidentaux» où les prix sont affichés, entre 2.600-3.500 roupies, ça dépend. Juste en face on a l’entrée des habitants locaux, 70 roupies. Oh bien, c’est gentil!
Moralité:
La peur des hommes est la mêmes de partout dans le monde, et aussi leurs dieux et leurs divinités crées pour la combattre en attendant une vie meilleure, mais dans certaines occasions ça devienne très cher..



Le pays a été fragmenté en de petits royaumes pendant plus de 2.000 années, à partir du XVI siècle certains endroits stratégiques de la côte ont été colonisés par le Portugal et l’Hollande, d’ailleurs tous les deux cherchaient le control maritime de la zone pour sauvegarder leur route des épices, mais sera la Grand Bretagne qui va rester sur l’île pendant long temps, entre 1802-1948.
L’ancienne Ceylon c’est aujourd’hui la République Démocratique Socialiste du Sri Lanka. Leur histoire récente (les deux dernières décades) a été marqué par un difficile conflit ethnique entre le gouvernement national et des guérillas séparatistes du nord. Pendant l’année 2002 ils ont signé un accord que, malheureusement, aucun l’a pas respecté pendant long temps; au début du 2009 le gouvernement met en route une offensive contre les Tigres de Libération que va se prolonger pas mal de mois, jusqu’à arriver annihiler la guérilla, mais le prix en vies civiles a été très élevé.
Une petite route verticale et abominant, perdue entre du brouillard et des montagnes, nous conduit jusqu’à Nuwara Elya dans la région connue comme "Hill Country" où les plantations de thé s’enchaînent sans fin, des petites plantes robustes et vigoureuses sont récoltés à la main par de femmes habillées en colorés saris font penser à de ravissants papillons.
Ici on peut trouver le meilleur thé du monde à l’arôme exceptionnel, leur goût change selon la terre, la température, et l’hauteur où il a été cultivé.
Chaque plantation compte des habitations, un dispensaire médical et une école pour les plus petits, ça c’est bien pour ceux femmes-là d’avoir un petit peu d’aide car elles travaillent beaucoup. Le dimanche c’est leur jour de repos… Repos, tu parles…!! Elles passent toute leur temps à faire la lessive dans la rivière, on les croisse dans le chemin en portant sur leur tête d’énormes bassines que laissent partir la mousse à cause du balancement au marcher.





On ne peut pas parler de ce pays-ci sans essayer de vous expliquer comme ils conduisent, ils ne sont que de suicidés, conduisent comme de fous, à fond avec leurs véhicules défoncés par de routes que ressemblent plutôt des chemins à chèvres, remplies de trous impossibles et encombrées de trafic, il faut y être pour comprendre la peur qu’on sent, est incroyable.



Je n’attendait rien de particulaire pour cette escale au Sri Lanka, ça a été une surprise très agréable, on a découvert un pays très intéressant que compte sept endroits inscrits comme patrimoine à l‘Unesco, ça vaut vraiment le coup. On a bien ballade, le mauvais côté c’est la nuit, il faut aller dans leurs hôtels à eux, mon dieu !!, faire du ménage n’est pas leur truc, les draps dans nos lits, gris depuis longtemps, sont déchirés et décorés en taches qu’on essaie de ne pas trop examiner, les serviettes de toilette je ne peux pas dire que sont à sa première jeunesse… Selon François -les torchons qu’on a dans la salle à machine du bateau sont plus neufs-. Bref, à mon avis ils devraient essayer avec un tuyau d’eau pression.


Et voilà nous sommes presque arrivés dans le monde arabe. Bisous, François et Eva


